La vie de famille idéale...

 

La vie de famille idéale...



La famille est loin d'être un fleuve tranquille.

Maharaja Yudhisthira demanda [ à Nirada Muni]:

"O mon maitre, ô illustre sage, veuille expliquer comment nous, qui vivons au foyer sans connaître le but de l'existence, pouvons aussi accéder facilement à  la libération, en accord avec les enseignements des Vedas."

Sa Divine grâce Srila Prabhupada enseigne :

Dans les chapitres qui précèdent, le grand sage Narada a expliqué comment doivent agir le brahmacari, le vanaprastha et le sannyasi. S’il a d'abord parlé de ces trois asramas, ou étapes de la vie, c’est parce qu’ils revêtent une importance extrême quant à l'accomplissement du but de l’existence. Il faut noter que dans le brahmacari-asrama, le vanaprastha-asrama et le sannyasa-asrama, il n’y a pas de place pour les rapports charnels, tandis que la vie sexuelle est permise aux grihasthas suivant certaines régles. C’est pourquoi Narada Muni a d’abord traité du brahmacarya, du vanaprastha et du sannyasa, car il désirait insister sur le fait que la vie sexuelle n’est pas du tout nécessaire, même si quelqu’un qui ne peut absolument pas s’en passer a la possibilité d’adopter la vie de grihastha, la vie de famille, que réglent également les sastras et le guru. Yudhisthira Maharaja comprenait bien tout ceci. 

Par suite, en tant que grihastha, il se présenta comme un griha-mudha-dhih quelqu’un ignorant complétement le but de l’existence. Celui qui demeure chef de famille ne peut en effet qu’ignorer le but de l’existence; son intelligence n’est pas trés développée. Aussitôt que possible, il faut renoncer au  prétendu confort du foyer et se préparer a faire des austérités (tapasya). Tapo divyam putraka. Selon les instructions données par Risabhadeva à Ses fils, nous ne devons pas chercher à nous créer un confort illusoire, mais plutôt nous préparer à mener une vie d’ascése. Voila comment un être humain doit vivre pour atteindre le but ultime de l’existence.

Narada Muni répondit :

"Cher roi, les chefs de famille vivant au foyer doivent agir de manière à gagner leur subsistance, et plutôt que de chercher à jouir des fruits de leur travail, ils devraient offrir ces fruits à Krishna, Vasudeva. Or, c’est en fréquentant les grands dévots du Seigneur que l'on peut comprendre parfaitement comment satisfaire Vasudeva dans cette vie."

Sa Divine grâce Srila Prabhupada explique :

La vie de grihastha doit être caractérisée par le dévouement à Dieu la personne Suprême. La Bhagavad-Gita enseigne :
« Il est le sannyasi, le vrai yogi, celui qui s’acquitte de ses devoirs sans attachement aucun, aux fruits de ses actes, et non celui qui n’allume pas de feu, qui se retranche de l’action. » Que l’on soit brahmacari, grihastha, vanaprastha, sannyasi, on ne doit agir que pour la satisfaction du Seigneur Suprême, Vasudeva, ou Krishna, le fils de Vasudeva. Telle doit être la règle maîtresse de notre vie à tous. Narada Muni à déjà exposé les principes régissant la vie du brahmacari, du vanaprastha et du sannyasi, et il explique maintenant comment doit vivre le grihastha le principe de base étant de satisfaire Dieu, la Personne Souveraine.

Ce verset nous indique comment apprendre la science permettant de satisfaire le Seigneur Suprême: saksad upasita maha-munin. Les mots maha-munin désignent les grands saints, ou bhaktas. Les saints hommes sont généralement appelés munis, ou philosophes réfléchis, absorbés par les questions spirituelles, et les maha-munins sont ceux qui ont non seulement étudié de façon approfondie la question du but de l’existence, mais aussi qui s’emploient véritablement à satisfaire Dieu, la Personne Souveraine Vasudeva. Ceux-là portent le nom de bhaktas. A moins de fréquenter des bhaktas, on ne peut apprendre la science du vasudeva Krishna, l’art de consacrer sa vie à Vasudeva, Krishna, le Seigneur Suprême.

En Inde, on observait rigoureusement les principes de cette science. Il y a, à peine cinquante ans encore, j’ai pu voir la population des villages du Bengale  et de la banlieue de Calcutta écouter quotidlennement le Srimad-Bhagavatam dès leur journée de travail achevée, ou du moins le soir, avant de se coucher. Tout le monde écoutait le Bhagavatam. Des exposés de Bhagavata se tenaient dans chaque village, si bien que les habitants avaient la possibilité d’écouter le message du Srimad-Bhagavatam, qui explique tout ce qui concerne le but de l’existence, à savoir la libération, ou le salut. Les versets qui suivent expliqueront ceci plus en détail.

Le grihastha doit constamment rechercher la compagnie des saints hommes et, avec grand respect, écouter le nectar des exploits du Seigneur Suprême et des divers avataras, tels que les décrivent le .Srimad-Bhagavatam et d’autres Puranas. Il doit ainsi se détacher peu à peu de l’affection qu’il porte à sa femme et à ses enfants, tout comme un homme sortant d’un réve.

Le Mouvement pour la Conscience de Krishna a été fondé pour donner l'occasion à tous les grihasthas du monde d’écouter spécifiquement le Srimad-Bhagavatam et la Bhagavad-gita. La méthode, décrite en de nombreux endroits, consiste à écouter et à chanter les gloires du Seigneur (srinvatan sva-kathah krishnah punya-sravana-kirtanah). Tout le monde, et plus particuliérement les grihasthas, ignorants qu’ils sont quant au but de l’existence (mudha-dhi), devrait avoir l’occasion d’entendre parler de Krishna. Par cette simple écoute, en entendant les exposés sur la Bhagavad-gita et le Srfmad-Bhagavatam donnés dans les différents centres du Mouvement pour la Conscience de Krishna, tous peuvent étre purifiés de leur inclination pécheresse à rechercher sans cesse des plaisirs charnels illicites, à consommer la chair des animaux, à s’enivrer et à jouer aux jeux d’argent toutes ces pratiques étant largement répandues de nos jours. Ainsi peuvent-ils s’élever jusqu’à la Punya-sravana-kirtanah: par le simple fait de se joindre au kirtana, au chant des Saints Noms,

hare krishna hare krishna krishna krishna hare hare
hare rama hare rama rama rama hare hare
et d’entendre parler de Krishna selon la Bhagavad-gita, on se purifie nécessairerement, surtout si l’on prend également du prasada. Or, tout ceci a cours dans le Mouvement pour la Conscience de Krishna.

Une autre précision est apportée ici: srinvan bhagavato ’bhiksnam. Ce n’est pas parce qu’on a lu ou entendu une fois le message de la Bhagavad-gita que l’on ne doit pas l’entendre de nouveau. Le mot abhiksnam est très important à ce propos: nous devrions l’entendre encore et encore. ll n’est pas question d’arrêter; même si l’on a lu ces sujets de nombreuses fois, il faut continuer à les lire de facon répétée, car la 
Bhagavad-Katha, les paroles prononcées par Krishna et celles prononcées à Son sujet par Ses dévots, est un vrai nectar (amrita). Plus on boit de cet amritam, plus on progresse dans sa vie éternelle.La vie humaine doit nous permettre d’atteindre la liberation, mais par malheur, à cause de l’influence du kali-yuga, les grihasthas travaillent chaque jour comme des ânes. Ils se lévent tôt le matin et parcourent jusqu’à cent ou cent cinquante kilomètres pour aller gagner leur pain. Plus spécialement dans les pays d’Occident, j’ai eu l’occasion de voir des gens se lever à cinq heures du matin pour se rendre au bureau ou à l’usine afin de gagner leur vie. Et la même chose se répete chaque jour à Calcuttta et à Bombay sans relâche au bureau ou à l’usine, puis mettent encore trois ou quatre heures pour rentrer chez eux. Ils vont se reposer vers dix heures et recommencent le même manège le lendemain matin dès les premieres heures. Or, les sastras assimilent ce genre de labeur harassant à la vie des porcs et des mangeurs d’excréments. Nayam deho deha-bhajam nriloke kastam kaman arhate vid-bhujam ye: “D’entre tous les êtres ayant revêtu en ce monde des corps matériels, ceux auxquels une forme humaine a été octroyée ne devraient pas peiner jour et nuit en vue du seul plaisir des sens, accessible même aux chiens et aux porcs qui se nourrissent d’excréments.” (.S.B., 5.5.1) 




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